Silence, on coule (déc 2010)

Vendredi 12/11/10

L'heure est venue de couler la dalle.

Compte tenu des problèmes d'humidité et des matériaux utilisés pour la construction de notre vieille maison, il est primordial de réaliser une dalle en béton de chaux.

Les avantages d'une telle dalle est qu'elle régule l'humidité et qu'elle assainnit son environnement direct. L'inconvénient, c'est que le béton ne peut être livré en toupie et qu'elle met énormément de temps à sécher. Il faut compter entre 4 à 6 mois pour un séchage complet. Bien heureusement, nous pourrons marcher dessus avant cela, environ 3 à 4 jour après le coulage.

Pour le coulage proprement dit, nous recevons le renfort de 2 amis et celui de Jack évidemment. Ça fait déjà une bonne semaine qu'il ne pense plus qu'à ça. Il a déjà réfléchi à l'endroit où stocker le sable, comment le transporter  jusqu'à la maison...  Mais avant cela, il y a toute une préparation à réaliser, à savoir mettre en place des guides pour régler la future dalle de niveau.

Quelques jours avant, donc, je me charge de poser sur des plots de béton de chaux, des rails de placo de niveau. Il faut aussi bloquer au pied des murs les gaines électriques avec ces même plots. Cela me prendra environ un après-midi.

Il nous reste une semaine environ avant de couler cette dalle. On s'occupera à faire un peu de ménage (si on peut dire), ainsi que de passer les commandes nécessaires pour avoir assez de munitions le jour J.

Nous sommes au mois de novembre, et il faut croiser les doigts pour que la température ne soit pas trop basse ce vendredi sacré. Si il fait moins de 5°C, il faudra remettre le chantier à plus tard, la chaux ne pouvant pas faire sa prise avec une eau trop froide. Donc, tout les jours, on scrute les bulletins météo et on croise les doigts.

Le jour J est arrivé. Nous, nous sortons du boulot à 7h . On passe à la boulangerie pour préparer un petit déjeuner digne de ce nom afin de décupler nos forces et surtout de commencer cette journée de bonne humeur.

 

 

 

9h, nous arrivons sur le chantier et on finalise les préparatifs.

9h30, on commence. On est tout beau, tout propre et tout joyeux.

 

 

 

Et 8h30, Jack est déjà prêt sur le chantier, avec ses seaux de sable déjà rempli, les brouettes prêtes à être transportées. Encore un peu et il nous engueulerait presque pour le retard.

Distribution des rôles:

Jack remplit les seaux de sable

 

 

 

Christiane et Audrey approvisionnent en sable, eau et chaux

 

 

 

Laurent tire la dalle

Et moi je fais tourner la bétonnière afin d'alimenter Laurent de ce précieux breuvage.

 

 

 

En cette journée du 12/11/10, les dieux de la chaux Chauxios, de l'eau Poséidon, du sable Mitch Buckannon et le la météo Alain Gilot Pétrius ont été clément avec nous. Il fait une 15zaine de degré.

Il faut le temps que la machine se rode, que je trouve le dosage parfait,  et le reste, c'est que du bonheur!

Petit à petit, à coup de bétonnière vidée à même le sol, d'approvisionnement par nos 3 esclaves à qui il ne manque que les boulets aux pieds, ça prend forme.

 

 

 

Quand tout à coup, soudainement, MAIS QUE SE PASSE T-IL MON SEIGNEUR?, Bétonnièrus, le Dieu de la machine à faire du béton se met en colère.

La pauvre machine arrive en fin de vie, elle ne veut plus tourner et danser avec moi, elle se met à crier très fort avant de rendre définitivement rendre l'âme. Mais on ne peut pas se permettre de remettre ce chantier à plus tard. Donc accompagné de mon fidèle et dévoué Jack, direction le magasin de bricolage le plus proche, en passant par la maison pour récupérer mon chéquier et achat direct, sans prendre le temps de négocier, d'une nouvelle bétonnière.

Bétonnièrus est satisfait, on va pouvoir continuer.

Mais il est temps de se ravitailler, preuve par l'image.

 

 

 

De plus, il faut avouer que nos dame savent y faire pour nous donner envie, jugez plutôt:

 

 

 

 

 

On peut travailler dur et sa faire plaisir, rien ne l'interdit. 1h de pose suffira et on repart. Mais se remettre en condition après un tel repas (grillades, pain, fromage et pinard), c'est chaud.

Tout le reste de la journée se résume donc à cela, approvisionner en sable, chaux et eau, bien mélanger tout ça, vider au sol et régler de niveau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et enfin, vers 17h, on en voit le bout. La dalle du salon est coulé, on aura pas le temps de s'ocuper de l'entrée aujourd'hui.

 

 

Ca y est, et comme d'habitude on est content. La  surface à couler était d'environ 40 m2. A 5 acharnés, il nous aura fallu 1 jour et demi pour en venir à bout. C'est ainsi que nous avons commencé nos congés de novembre. Et là je parle bien de congès, car ce ne sont vraiment pas des  vacances. Je me doutais que couler une dalle était exigeant physiquement, mais à ce point là, je ne l'imaginais pas.

Je tiens vraiment à dire mille merci à Cricri, Lolo et Jack pour ce coup de main.

On a une âme de guerrier, mais j'avoue que couler cette dalle à 2 aurait été tout bonnement impossible.

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